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Mis à jour le 12 octobre 2025

Journée nationale "Hommage aux Harkis" au hameau de forestage de Chauveyrou à Antonne-et-Trigonant (24) et cinquantenaire et soixantenaire (1965 Lanmary - 1975 national) de la fermeture du hameau et des camps.

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L'Association Départementale Harkis Dordogne Veuves et Orphelins (ADHDVO) ainsi que l'Association Harkis Enfants de Dordogne et Nouvelle Aquitaine (AHEDNA) ont participé à l'inauguration d'une stèle et à la plantation d'un olivier célébrant les soixante ans de la fermeture du Hameau de Forestage de Chauveyrou à Lanmary.

« À Périgueux, on ignorait qu'il y avait un camp de Harkis près de la ville »

L'ancien enseignant du hameau de forestage de Chauveyrou à Antonne-et-Trigonant (24)


Une journée d'hommage aux harkis est organisée ce jeudi 25 septembre dans la forêt de Lanmary à Antonne-et-Trigonant.

Une stèle en hommage aux harkis de Lanmary est inaugurée à l'occasion de la journée nationale d'hommage aux Harkis. En effet, entre 1963 et 1965, 24 familles Harkies ont été placées dans le camp.

Jean-Claude Carrère y était le responsable de l'école.

« Le site est très joli, très bucolique, mais on est entouré de la forêt de Lanmary et c'est un vallon qui est isolé. Donc les gens vivaient là en autarcie, mais ils n'allaient pas plus loin » raconte-t-il sur l'antenne d'ICI Périgord.

"Une vie pas très agréable"

« Ces familles "déracinées" de leur pays arrivent en France et se retrouvent dans ce camp. Elles n'en sortent pratiquement pas. "Il y avait deux personnes, deux pieds-noirs, qui étaient les gardiens, si on peut dire, de ce camp et qui assuraient le ravitaillement, ou s'il y avait un malade on l'amenait chez le docteur. Mais ils ne partaient pas tout seuls, ils étaient coincés et on les ignorait beaucoup. À Périgueux, on ne savait pas trop qu'il y avait un camp de Harkis près de la ville, ça s'est passé comme ça, dans le silence.

On avait des populations algériennes qui avaient été amenées d'une façon assez catastrophique en France, qui étaient passées par certains camps difficiles et qui avaient terminé à Lanmary», poursuit l'ancien enseignant. C'était une vie pas très agréable évidemment. »

Ce jeudi 25 septembre, une stèle sera inaugurée à l'endroit même où était installé ce camp. « C'est une reconnaissance tardive, oui. *Mais méritée », termine Jean-Claude Carrère.

25/09/2025 - ICI

Retrouvez l'intégralité de cet article et plus encore sur le site de harkisdordogne.com, à l'adresse suivante :

harkisdordogne.com

À noter : 

Il est important de rappeler, à l’occasion de cet événement, que la stèle et la plantation de l’olivier, réalisées dans le prolongement de la cérémonie officielle du 25 septembre, incarnent à la fois le soixantième anniversaire du hameau de forestage de Lanmary (1965) et le cinquantenaire de la fermeture des camps (1975). Ces gestes symboliques, porteurs de mémoire et de reconnaissance, sont nés d’une initiative associative, sans intervention directe de l’État.

HD

1- Allocution de Daniel Le MAO à Antonne et Trigonant (24) "Hommage aux Harkis" par Gérard Gente (HD)

Youtube - 1- Allocution de Daniel Le MAO à Antonne et Trigonant (24) "Hommage aux Harkis"

de monsieur Daniel le Mao, maire d'Anton
des Trigons.
Monsieur le sous-préfet,
madame les députés de la 1 et 3e
circonscription,
madame la vice-présidente du conseil
départemental,
je dois excuser le président du grand
périgueux mais je le représente
monsieur le commandant délégué
militaires,
les représentants des associations de
les associations d'anciens combattants
qui sont présents.
Bienvenue à toutes et tous sur ce
domaine de l'âme Marie qui a accueilli
entre 61 et 65
un camp de Arquy.
Ce qui reste dans la mémoire de la ville
d'Antône,
c'est effectivement surtout l'école
parce qu'il y avait une classe qui a été
créée spécialement
à dans ce camp de qui a accueilli 25 25
familles je crois et à peu près une
trentaine d'enfants.
Et j'ai recueilli ces jours-ci le
témoignage
de l'instituteur qui a fait classe à ses
enfants.
Cet instituteur, c'était sa première
nomination. Comment c'est juste ? Et
pour lui, ça a été une expérience
extraordinaire en tant qu'enseignant
parce que là, il avait pas affaire à des
élèves périgourdin. Il avait affaire à
des élèves qui venaient d'un pays
totalement différent, un climat
totalement différent qui était
effectivement méditerranéen.
Et ses enfants venaient de d'Algérie, de
différentes régions et ne parlaient pas
un français en disant très correct.
Et euh cet instituteur s'est fait comme
tâche effectivement de renseigner à
lire, à écrire et le bon français.
Et par le biais disons de cette école,
cela permis à ces jeunes enfants,
c'était la première étape pour eux, on
va dire d'inclusion, on dirait pour
employer un mot aujourd'hui, d'inclusion
effectivement pour devenir ensuite
adulte et effectivement devenir avoir
une place dans la société française.
Je dois dire que le témoignage de cet
instituteur est assez poignant parce que
il y a mis tout son cœur.
C'était pour lui une expérience
effectivement inoubliable
et je pense que les enfants qu'il a eu
doivent s'en souvenir. Alors ces
enfants, ils ont cette algémè
certainement peut-être une par une
assemblée mais effectivement je pense
que c'est resté dans les mémoires et
c'était la marque à mon avis de l'école
l'école républicaine qui se faisait bien
sentir à ce moment-là.
Voilà, je voulais dire, j'espère que
j'étais fidèle au témoignage de monsieur
Jean-Claude Carer qui ne peut pas être
là aujourd'hui malheureusement mais
j'espère que j'étais vraiment
témoignage j'ai fait un témoignage
disons de ces paroles le plus exacte
possible. Voilà, c'est ce que je voulais
dire parce que dans la mémoire de la
commune en elle-même, les enfants s'ils
ont été quelques jours euh la mairie
d'Anton, à l'école d'Anton, il y a eu
des vaccinations, mais il y a pas eu
tellement en fin de compte de lien entre
la commune d'Anton, la municipalité et
puis le camp de Arquis, si ce n'est que
la visite de temps en temps des
conseillers euh municipaux d'Ant qui
venaient pour les fêtes de Noël ou des
choses comme
Voilà, c'est ce que je vous remercie
pour votre écoute. un témoignage que
jeis à vous donner et puis je vais
donner la parole maintenant
à monsieur le sous préfet de Dord, je
pense. Voilà.

2- Allocution de Bertrand DUCROS à Antonne et Trigonant (24) par Gérard Gente (HD)

Youtube - 2- Allocution de Bertrand DUCROS à Antonne et Trigonant (24) "Hommage aux Harkis"

Lecture du message de la mise déléguée
auprès du ministre des armées, chargé de
la mémoire et des anciens combattants
par monsieur Bertrand Ducro, sous-préfet
de Pigu.
Nous célébrons aujourd'hui la mémoire
des Arquis, ces combattants qui ont
écrit une page chagulière et importante
notre histoire.
Célébré Arquy les autres membres de
formation supéives, c'est admirer un
engagement, honorer un destin et
reconnaître une dette.
C'est aussi dire que la France ne serait
pas tout à fait la même sans les traces
laissées par cette histoire qui fut à la
fois lumineuse et tragique.
L'histoire d'un engagement d'abord.
celui de ces hommes issus de toute
Algérie qui ont fait le choix de servir
une France une France généreuse. Leur
histoire est celle du don de soi, du
combat, de l'effort, de la fidélité à la
promesse républicaine qui avait tant
donné et dont ils espéraient tant. C'est
aussi celle d'une communauté soudée dont
la solidarité s'est forgée dans le feu
des combats et des nuits d'assom.
dans les oestes dans les hauts plateaux
à Constantine et à Auran partout en
Algérie, ils ont servi et malgré les
euphémisme ils savaient eux qu'ils
étaient embarqués dans une guerre une
guerre terrible où chacun était sommé de
choisir un camp une guerre fratricide
avec son lot de haine qui s'aiguise le
village qui se disloque de familles qui
se divisent
ils sont les témoins déchirés d'une
époque fracturée par la marche de
l'histoire Une histoire qui se poursuit
par un un abandon, à douleur, c'est
peut-être ressentir deux fois sur
chacune des rides de la Méditerranée.
En effet, quand la guerre prend fin pour
beaucoup de soldats venus métropole,
leurs frères d'armes et arqu sont pour
nombre d'entre eux laissés sur place.
Il voit alors redoubler la violence du
conflit qui avec elle son d'exaction, de
torture, de famille
éploré et de vie brisé.
arraché par le tragique de l'histoire à
la terre de leurs parents. Beaucoup
n'ont trouvé d'autres refuges que leur
fidélité à cette France qu'ils avait
pourtant davantage imaginé que connu.
Ils ne pourront oublier ni cela ni
celles et ceux qui dans cette histoire
par pard l'indifférence et l'abandon
leur ont un jour attendu la main
trahissant ainsi leur principe France.
Ils étaient officiers, institutrices,
instituteurs, employeur, élu de la
République ou simple citoyens.
Ceux qui parviennent à poser le pied sur
le sol de ce pays pour lequel ils ont
combattu sont seuls, parfois accompagnés
de leur famille. sous le choc d'une vie
qui bascule sont accueillis avec
méfiance, circonspection ou suspicion
sans sans considération pour l'immensité
des sacrifices qui fusion lors les
beaucoup sont enfermés dans des camps
dans des hameaux de forestage dans des
conditions indignes incompatibles avec
le respect qu'une nation doit à celles
et ceux qui ont pris les armes pour la
défendre
le destin tragique d'arquis est une
blessure de notre histoire qui nous
concerne tous mais il est aussi devenu
une part de notre mémoire nationale.
Cette part est celle de la mémoire de
combattants qui ont connu les
réversibilités de leur choix de Sarki
Moxani membre des coupurs d'autodéfense
des groupes mobiles de sécurité ou des
sections administratives spécialisées.
Cette communauté de mémoire c'est aussi
celle des familles de ce sont les
souvenirs de ces femmes dont certaines
furent ellesmême combattantes qui ont
suivi leur mari dans cet exil dont la
brutalité ne permettait aucun espoir de
retour. Elles se souviennent de leur
arrivée en métropole, du bruissement
omniprésent, d'une langue et d'une
culture qu'elle ne connaissait pas
toujours.
Certaines se souviennent aussi de la
beauté des tapis d'ODÈve, tissé de leurs
mains dépositaires d'un savoir-faire
ancestral. Elles se souviennent de
l'apprentissage d'une nouvelle vie dans
la douleur du déracinement subi.
Si nous célébrons aujourd'hui les
combattants, que cette année soit aussi
l'occasion d'un hommage renouvelé aux
femmes de qui dans toutes les familles
ont été des piliers souvent peu
reconnus.
En soutenant leur mari, en permettant à
leurs enfants de grandir dans les
meilleures conditions possibles, en
trouvant quelque chose en ell après le
désenchantement, elles ont elles aussi
écrit l'histoire d'arqu
la mémoire d'arqu, c'est aussi celle qui
repose dans les souvenirs des enfants
qui ont grandi à Rivzalt, gas,
Saint-Maice, l'ardoise,
auarsac et dans tous les autres camps
arrivé au n dans ces camps en France
mais pas tout à fait dans la République
Ils ont grandi comme des reclus évoluant
dans les limites de cet espace qui leur
était dévolu et auquel ils étaient
assignés.
Assigné à une vie dans laquelle même la
devise républicaine avait été parfois
oubliée.
Ce sont aussi des souvenirs de ces
enfants petits enfants de qui sans avoir
fait l'expérience du raccinement ou des
camps ont reçu l'histoire de leurs
parents en héritage.
Une histoire difficile douloureuse
qu'ils ont parfois dû s'approprier entre
non vie ou silence gêné. qui a
d'autrefois été expliqué et répété. Une
histoire à laquelle ils ont dû faire une
place dans leur vie comme le feront à
leur tour leurs enfants après eux car
elle doit être une source de fierté.
En rendant hommage aujourd'hui auur
famille, nous célébrons ce qu'ils ont
apporté à la France en la défendant mais
aussi à la fidélité remarquable dont ils
ont témoigné.
Mémoire d'y est un hommage à la
meilleure part de la France
doit être valorisé, cultivée, diffusé.
Plus que tout, elle doit être respectée.
Mais aujourd'hui encore, des lieux
dédiés au orquis sont vandalisés ou
dégradé quand ils ne deviennent pas le
support d'inscription haineuse.
Ces gestes de l'acheter blessent la
mémoire des familles,
insultent l'honneur des combattants,
offense la République elle-même.
nation ne peut la tolérer
car la France ne peut oublier celles et
ceux parmi les siens qui ont été si
cruellement meurtris pour croire en elle
vive la République et vive la France

3- "Hommage aux Harkis" Dépôts de gerbe à Antonne et Trigonant (24) par Gérard Gente (HD)

Youtube - 3- "Hommage aux Harkis" Dépôts de gerbe à Antonne et Trigonant (24)

Nous allons maintenant assister au dépôt
de gerb les associations et des
autorités.
É de germin
par monsieur Hamid Kemach
président de l'association Archid
d'ordonne et orphelin et par madame
Pouti présidente de l'association Arch
et leurs enfants de Dordonne et Nouvelle
Akitaine.
par monsieur Daniel Leo,
d'Antoine et Trigon No.
[Musique]
Madame Christelle Trou LOL, conseillère
départemental du tron de Tréac et par
monsieur Jacques Ranoux, conseil
département
départemental délégué à la mémoire et à
la citoyenneté, représentant de monsieur
Germinal Per, président de conseil
départemental de la Dordogne.
[Musique]
par madame Nadine Lechon, député de la
première circonscription de la Dordogne.
par madame Florence Joubert, député de
la 3e circonscription de la Dordogne.
par monsieur Bertrand Ducro, sous-préfet
de Prigu. secrétaire général de la
préfecture de la Dordogne.
Mort.
en de la
le jour de gloire
contre nous de
Les tendors sont llevé
les tendors sont llevé
[Musique]
pour
campagne
[Musique]
ces féroces soldats
qu'il viennent jus
[Musique]
Bonso
marchons
marchons
à
[Musique]
Mesdames et messieurs, cette cérémonie
est maintenant terminée. Vous allez
désormais assister au dévoilement d'une
stelle associative.
Avant de prés de procéder à celui-ci,
nous allons écouter deux messages
associatifs.

4- Allocution d'Hamid KHEMACHE "Hommage aux Harkis" à Antonne et Trigonant (24) par Gérard Gente (HD)

Youtube - 4- Allocution d'Hamid KHEMACHE "Hommage aux Harkis" à Antonne et Trigonant (24)

de l'association Arch d'Ordon Bzer
orfelin par monsieur Hamid Kemch
président de cette association
[Musique]
monsieur Berton Lucre représentant
madame la préfecte mesdames messieurs
les autorités civiles et militaires en
vous en vous titre grade et qualité
Mesdames, messieurs le présidents et aux
représentants d'association
mémorielle d'anciens combattants,
mesdames, messieurs, les portes drapeau,
chers compatriotes, chers amis,
tout d'abord je tiens à remercier
au nom des membres de l'association
départementale d'Ordon
madame Marie Aubert, préfère de la
Dordonne,
ils sont prédécesseurs
Jean-Sébastien la montagne
qui ont accepté de délocaliser la
cérémonie dommage qui en ce lieu chargé
d'histoire.
En 2016 a été inauguré une stelle
commune à tous les amours de forestage.
Notre association a pensé qu'il était
important de compléter la mémoire des
lieux.
À côté de ces stelles fabriqués en
série, notre message de gratitude et de
respect à l'égard des nôtres nécessita
d'être plus appuyé, plus spécifique.
Il est donc important de mieux
identifier
le mémoire de ce lieu chargé d'histoire,
de l'histoire des Arch.
Nous avons décidé de planter un Olivier.
Arbe qui symbolise la paix et la sagesse
dans les cultures méditerranéennes
mais aussi l'espoir et le renouveau.
Et aussi en installant une stelle
comportant une plaque qui porte la
mention suivante
hommage aux familles de qui furent
recueilli par la France de forest de l'
Marie de 1962 à 1965
soldat de France.
Pourquoi en 2025 cette année marque 50e
anniversaire de la 50e et 60e
anniversaire de la fermeture des camps ?
Il y a un mot de forestage de Il y a un
mot de ferestage
il y a un mode de forestage de Chavourou
c'est quitte
de transit éparpillé à travers la France
essentiellement dans le sud furent au
nombre de six
bias saint-moi l'ardoise Rivzac
Bourlastique
Laré Larzac
c'est grâce aux enfants de Archiqui que
cela était possible.
Nous sommes reconnaissants et redevables
à ces personnes qui ont sauvé l'honneur
de notre communauté.
Le hau de forestade de Chavironu
n'existe plus. Sa durée a été éphémère.
Ouvert en 1962, il a fermé en 1965.
Plus de 20 familles de har en vur.
Elles venaient pour la plupart des camps
puis certains furent recasés dans un des
75
de forestage,
d'autres dans les prisons désaffectées.
L'aménagement des baraquements était
sommaire et l'isolement total.
Ces anciens soldats étaient employés
dans la forêt d' Minignal accomplissant
cette tâche à quart d'heure et
dévouement
comme si lorsqu'il servait sous les
armes de la France.
Les femmes ont eu du mal à s'habituer à
cette nouvelle vie
mais elles ont su faire face à elle et
élever leurs enfants avec amour et
dignité. Une
fois dans les camps et après,
elles n'ont pas baissé la tête. Bien au
contraire, elles ont donné une bonne
éducation à leurs enfants. Nous pouvons
être fiers,
nous leurs enfants, de nos mamans qui
ont donné, qui se sont sacrifiés pour
que nous soyons ce que nous sommes.
Un instituteur, monsieur Caré
Jean-Claude, a été affecté à
l'instruction
des jeunes enfants. en a gardé un
souvenir impérissable
dont leur ardeur à apprendre était
palpable.
Un poème va vous être lu par madameoui
[Musique]
intitulé également
et ce et ce poème est rév
excusez-moi
révélateur selon moi du ressenti de
nombreuses femmes et filles de dont on
nvoque pas assez leur vie elles ont
aussi et doivent être mises à la lumière
Allô
donc le voici le poème qui est intitulé
Gelma. Je n'étais qu'une enfant
héritière de l'histoire de nos pères.
J'emportais avec moi pour ce voyage sans
retour quelques souvenirs gardé
secrètement au fond de mon âme malade.
Sans rejet, sans joie, sans sérénité,
j'habite l'inconfort d'une haute
solitude.
Je suis la page de Nir qui ne s'écrit
pas. Mémoire d'une guerre sordide,
fratricie,
invisible, dépossédée, punie
injustement.
Je suis l'enfant de deux états chers à
mon cœur. J'ai soif d'exister et défaire
les liens du passé, être enfin à ma
place. Les arquis resteront jamais dans
nos mémoires et dans la mémoire
nationale. Je vous remercie.
Lecture d'une lettre par madame Jamila
Fenich, membre de l'association des
arqués de leurs enfants de Dodon et de
nouvelles Akeles.
[Musique]
Bonjour, je vais vous lire une lettre
que mon papa avait écrit le 4 février
1964
au sous-préfet Jean-Marie Robert.
Alors, j'ai l'honneur donc à monsieur le
sous-préfet, monsieur Robert, j'ai
l'honneur de vous renouveler votre
promesse de venir ici au village
forestier de l'Anie, nous voir comme
nous sommes et comment nous vivons.
Moi-même, je serais très heureux de vous
revoir et causer un peu avec vous.
Si vous pouviez venir ici, j'ai décidé
de venir moi-même à Sarla vous faire une
petite visite si cela ne vous dérange
pas de trop.
Si je pouvais trouver un logement
et du travail à Sarl près de vous, je
serais très heureux
si vous pouviez venir ici au village. Il
faudrait nous le dire quelques jours à
l'avance pour que nous puissions être
tous présents dans l'espoir d'une
réponse favorable. Je vous
prie, monsieur le sous-préfet d'accepter
notre sincère et respectue
sollicitation. Monsieur Finich,
le dévoilement de la plaque va être
effectué
par monsieur
Bousad Boueroui
ancien combatteur
ayant vécu au fourestage avec leur
famille.
[Applaudissements]
[Applaudissements]
[Applaudissements]
[Applaudissements]
Excusez.
[Applaudissements]
[Applaudissements]
Ok.

La Commission recueille la parole des Harkis,
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