Mesdames et messieurs les
parlementaires, mesdames et messieurs
les élus, monsieur le délégué général de
l'ordre de la libération générale,
monsieur le secrétaire général pour
l'administration, monsieur le chef
d'état-major de l'armée de terre
général, monsieur le chef d'état-major
de la marine nationale amiral, monsieur
le chef d'étatmajor de l'armée de l'air
et de l'espace général,
monsieur le gouverneur militaire de
Paris général, monsieur le directeur
central du service de santé des armées,
général. Mesdames et messieurs les
directrices et directeurs
d'administration centrale. Mesdames et
messieurs les officiers généraux.
Mesdames et messieurs, les représentants
du monde culturel et muséal. Mesdames et
messieurs les représentants du monde
combattant et mémoriel. Officiers,
sous-officiers, militaire du rang. Cher
Harlette Testylet, merci de votre
présence qui nous honore et nous oblige
même si je ne vous vois pas à cause de
la lumière. Euh mesdames et messieurs,
en vos rang grades et qualités, ma chère
Louise,
je suis très heureuse de vous retrouver
euh ici au Val de Grèce sous ces voûtes
magnifiques où raisonnent l'éch de notre
histoire
et de ceux qui l'ont fait, de vous
retrouver pour un moment de paix,
d'amitié,
de calme et de recul dans un monde qui
ne nous le permet pas beaucoup.
dans cet abaye devenue hôpital il y a
230 ans qui abrite désormais le musée du
service de santé des armées ainsi que
l'académie de santé des armées, une
structure d'excellence qui fédère depuis
2024 la veille, la formation, la
recherche et l'innovation de santé. Le
choix de ce lieu s'explique par
l'intrication des traditions de notre
histoire et de l'engagement actuel de la
réflexion sur l'avenir. Je remercie donc
chaleureusement le service de santé des
armées pour son accueil aujourd'hui.
C'est l'occasion pour moi de mettre en
lumière une composante essentielle de
nos armées car on ne le dit jamais
assez. Le service de santé des armées
est un atout stratégique majeur pour
nous. Son implication exemplaire et
constante le montre face au pire.
encore récemment dans la tragédie de
Cran Montana qui nous l'a tous rappelé
et pour le meilleur vous avez su encore
innover pour protéger puisque la France
dispose désormais d'un antidote contre
la Rine première mondiale au croisement
de la biosécurité de la souveraineté de
la recherche privée et de l'action
publique. Je veux saluer toutes celles
et ceux qui au service de santé des
armées à la DGA et dans tout notre
écosystème ont rendu cela possible.
Ce lieu est symbolique aussi parce qu'on
y trouve, vous l'avez vu dans le musée
qui l'abrit, tout ce qui fait au fond le
sens de la mission porté par notre
ministère depuis la Première Guerre
mondiale. Les moulages des gueules
cassées, la chirurgie reconstructrices,
mais aussi déjà les blessures invisibles
du choc des obus et l'œuvre difficile de
réparation. Si vous vous promenez, vous
pourrez voir aussi un wagon hôpital et
c'est brancard.
Et par une concordance des temps de
l'histoire tragique, ce sont les mêmes
types de wagons qui aujourd'hui en
Ukraine évacuent les blessés du front.
Je reviens d'un déplacement en Ukraine
où j'ai signé un moment un mémorandum
d'entente avec la ministre ukrainienne
des anciens combattants pour justement
accompagner
les blessés, partager nos expériences
mais aussi la mise en œuvre d'une
politique mémorielle dans un état
démocratique.
Je compte sur vous pour nous y aider et
je sais combien le monde combattant
s'est engagé dès le début de la guerre
dans la solidarité avec le peuple
ukrainien et je veux ici les en
remercier.
Ce déplacement m'a encore conforté, s'il
le fallait dans la certitude que les
politiques de mémoire, de réparation et
de reconnaissance mené par le ministère
des armées ne sont pas à côté de notre
actualité diplomatique et de la vie du
pays. Elles ne sont pas simplement un
héritage du passé. Elles sont tout
simplement
ce qui nous fait l'incarnation de nos
valeurs de liberté, d'égalité et de
fraternité. ces valeurs auxquelles au
nom desquelles nous nous battons.
Et c'était donc pour moi une mission, un
honneur et une responsabilité immense
d'avoir cette responsabilité du monde
combattant qui s'inscrit dans une
tradition républicaine immense entamée
par Magino et Clémenceau reconnaître et
accompagner nos combattants d'hier et
d'aujourd'hui.
C'est d'ailleurs ce que j'avais voulu
manifester dès mon premier déplacement
en me rendant à l'hôpital Percy avec la
ministre puis sous l'Arc de Triomphe
pour aviver la flamme du soldat inconnu
symbole du soldat de l'idéal qui a
magnifié Clémenceau.
C'est par ces actes que au fond nous
rendons le mieux hommage au monde
combattant en nous engageant dans son
actualité, en nous souvenant de son
passé.
C'est en se souvenant des sacrifices que
nous savons pourquoi nous travaillons
aujourd'hui. Je viens de la diplomatie.
Je voudrais remercier personnellement
puisque c'est un moment de vœu nos chefs
militaires qui m'ont accueilli dans ce
ministère et qui ont considéré que
j'étais certes diplomate mais néanmoins
digne de servir au ministère des armées
et qui ont su m'apprendre. Euh des
valeurs que je n'oublierai jamais,
celles de la loyauté, du rapport à la
vérité, du rapport aux résultats
qui m'ont accompagné dans les 100 jours
de cette prise de fonction et qui
j'espère continuera continueront de
m'accompagner au moment où et je vous
promets de me battre jusqu'au bout, il
nous faut un budget pour les armées.
Avec ce budget, nous pourrons donc
poursuivre en 2026 notre mission dont
évidemment la première est notre
nécessaire mobilisation auprès du monde
combattant.
J'ai maintenant pas complètement mais
presque rencontré les principales
associations du monde combattant que je
remercie beaucoup pour la qualité de nos
échanges. Vous vous montrez infiniment
volontaire.
Vous avez envie et vous avez raison
d'être mieux associé à la vie de nos
forces.
au travail vis-à-vis de notre jeunesse
et bien évidemment à la mise en place du
service national. J'ai entendu à votre
écoute l'attention que nous devions
apporter à la 4e génération du feu et je
vois le réservoir de bonne volonté qui
existe partout dans notre pays pour au
fond réussir cet accompagnement, cette
projection vers l'avenir sans rien
n'oublier de notre passé au contraire du
monde combattant et de ceux qui les
accompagnent tous les jours à Paris et
sur le terrain.
Nous avons beaucoup travaillé d'ors et
déjà dans le cadre du G12. Nouvel
acronyme pour moi après les G7 et les
G20. Groupe qui n'est pas exclusif des
autres associations du du monde
combattant mais qui permet d'avoir un
engagement opérationnel et un suivi de
ce qu'on se dit pour qu'on recommence
pas à chaque fois les mêmes réunions,
surtout quand les ministres se
succèdent. Euh donc nous avons commencé
et puis la la ministre des armées a
participé et je crois que c'était un
signal très important à l'une de ces
réunion et nous en aurons une autre sur
les thèmes que nous avons identifiés
d'ici le mois de février. Ça c'est pour
la méthode. Je voulais juste vous dire
que je m'y tiendrai.
Le deuxième élément c'est bien sûr
l'évolution nécessaire de notre
politique sur l'hommage, la
reconnaissance et la réparation.
L'hommage
bien sûr, nous devons continuer à
honorer la mémoire de tous les morts
pour la France, pour la nation et pour
la République
en transmettant
cette mémoire auprès des jeunes
générations. Je vais pas vous cacher mon
émotion. À chaque fois que je vois un
porte drapeau transmettre son drapeau à
un plus jeune, c'est une des plus belles
choses que j'ai vu et c'est évidemment
ce qu'il faut continuer de faire en
rappelant l'engagement partout où c'est
nécessaire. À chaque fois que c'est
nécessaire, évidemment ce matin, j'étais
au monument d'hommage à vos côtés
général aux morts en opération
extérieure pour rappeler notamment le
sacrifice des 90 militaires français
morts en Afghanistan au côté de nos
alliés.
Évidemment, on voit la triste actualité
de la nécessité de ces hommages. Bien
sûr, pour revenir sur des épisodes
récents également, je pense aux attaques
indignes qui ont pris pour cible les
Arquis et je veux leur dire que nous
irons au bout des promesses qui ont été
faites par le président de la République
en matière de réparation et que la
République tiendra la promesse auxquelle
malheureusement elle a failli par le
passé.
donner toute notre reconnaissance à
celles et ceux qui le méritent, ça passe
aussi par la valorisation de toutes les
formes d'engagement. Je veux saluer à
cet égard évidemment la première
promotion de la médaille de la défense
nationale avec Agraf Mondecbattant.
avancé que nous devons à la conviction
portée par l'un de mes prédécesseurs
Jean-Louis Tierriot que je remercie du
fond du cœur et qui est une
reconnaissance tangible de l'engagement
au service de la cohésion nationale et
du lien armée nation. Je me réjouis de
voir cette nouvelle forme de
reconnaissance prendre vie. On va le
faire tout à l'heure tous ensemble et
honorer celles et ceux qui dans les
associations consacrent leur énergie et
leur travail à la mémoire et à la
solidarité.
réparer aussi.
Il nous faut poursuivre et même
accélérer la mise en œuvre du plan
blessé. Vous avez tous entendu que dans
son discours des vœux, le président de
la République nous a fixé une échéance
au 13 juillet prochain. On a déjà
commencé à travailler sur
l'accélération de ce que nous avons déjà
beaucoup fait, mais qu'il faut porter à
son terme sur l'employabilité, sur la
prise en charge de la blessure
psychique, sur la simplification des
procédures. Je vous saluez aussi toutes
les équipes du SGA qui ont beaucoup
avancé. Je me suis rendu dans de très
nombreuses maisons Athos euh récemment
et je pense qu'il nous faut consolider
ce dispositif général qui est né d'une
idée de l'armée de terre et et que nous
devons rendre pérennes et consolidés. Un
de mes premiers déplacements d'ailleurs
a été à Bordeaux dans une maison à puis
je parlais à l'un des blessés et il m'a
dit cette phrase que je crois
j'oublierai jamais. Il m'a dit "Nous ne
sommes pas d'abord des blessés de
guerre, nous sommes des guerriers
blessés." Et enfin, je je pense que ce
lien préservé avec les armées, comme
l'incarnent les maisons Athos, est
absolument essentiel. dans la politique
de réparation, je m'y suis déjà engagé
mais je le refais devant vous
aujourd'hui. Il y a évidemment le sujet
de la valeur du point de PMI dans un
contexte budgétaire qui n'aura échappé à
personne et qui est difficile.
Néanmoins, j'ai pris des engagements.
Nous débuterons donc dans quelques jours
le travail sur le rapport biannuel qui
nous sera présenté
et j'espère qu'il sera la première étape
de travaux qui nous mèneront à une
revalorisation de la valeur du point. Je
ne veux pas oublier dans cette politique
de la réparation évidemment
l'institution nationale des invalides où
je me rends régulièrement dont nous
venons d'acter la nouvelle revue
stratégique et je compte évidemment sur
l'ensemble des services du ministère des
armées pour appuyer dans les travaux qui
seront à mener le bon fonctionnement
pérenne de cet établissement magnifique.
J'évoque l'Institution nationale des
invalides évidemment première
institution de solidarité nationale dans
notre pays dont l'origine remonte à
Louis XIV. Je n'oublie pas que cette
institution accueille évidemment le
musée de l'armée
et j'en viens à une autre priorité de
l'action pour 2026 qui est évidemment
l'action culturelle au sens large du
ministère des armées dans un moment tout
à fait particulier où il nous faut créer
de plus en plus de passerelles entre le
monde combattant, la défense et la
nation
dans une bataille culturelle générale
mondiale. Parce que quand on parle de
guerre hybride mondialisé, il faut aussi
tenir compte des récits et de la manière
dont on raconte l'histoire.
Dans cette perspective, nos musées et
les musées des armées sont absolument
essentiels. Une des premières actions
que j'ai eu à mener a été de les
protéger. On avait tous en tête ce qui
s'était passé au Louvre. Je voulais
remercier les équipes de direction des
grands musées qui nous ont permis de
faire un état des lieux précis et de
lancer les mesures nécessaires. Je
voulais saluer aussi le
professionnalisme dont ils ont fait
preuve, leur efficacité, leur réactivité
et je voulais vous dire que avec mon
équipe, nous continuerons évidemment à
suivre la mise en œuvre des mesures que
nous avons acté à cette occasion. Ouvrir
nos musées aussi, nos services
d'archives, nos lieux de mémoire qui
s'ouvrent à tout qui doivent s'ouvrir à
tous les publics, à toutes les formes
d'art.
aux industries culturelles et créatives
évidemment à la jeunesse. L'art a
toujours accompagné l'expérience
combattante et je pense que c'est
essentiel de le maintenir évidemment se
tourner vers les jeunes. me souviens de
mon premier déplacement au
Mont-Valérien, de tout ce que j'ai vu
comme inspirant monsieur le délégué
général
à cet endroit-là et de tout ce qu'on
doit raconter au fond aux jeunes
générations pour qu'elles se souviennent
de cet engagement de ceux qui sont
tombés pour nous et des raisons pour
lesquelles ils ont su faire nation,
créer notre unité, défendre nos valeurs
et les porter de la meilleure manière et
de la plus belle manière qu'il soit.
un mot sur le bleu et de France que
beaucoup portent, c'est très bien. Moi
je je l'ai mis aussi et qui a fêté cette
année ses 100 ans. Alors ça a été une
mobilisation exceptionnelle en 2025.
Mobilisation au service de cette petite
fleur simple, universelle mais si
porteuse de sens.
Je félicite tous ceux qui ont mené cette
action avant moi, évidemment ma
prédécesseur et puis tous ceux qui s'y
sont engagés. Bon, j'ai quand même fait
la Star Academy et la et le ravivage de
la flamme avec le 15 de France, mais je
rends hommage à ceux qui l'ont fait
avant. Euh le
le niveau atteint en 2025, on me fait
dire qu'il doit être un niveau de
référence, pas du tout. il faut le
dépasser et il faut aller encore plus
loin l'année prochaine.
Puisque je parlais de centenaire, il y a
la marine qui est encore plus âgée et
qui aura cette année 400 ans.
Je voulais vraiment vous dire amiral
qu'on est très fier de fêter avec vous
cet anniversaire. C'est la toulonaise
qui parle. Je vous prie de m'excuser.
Euh mais enfin euh on est très content
d'accompagner cet anniversaire qui, et
je sais que c'est votre souhait, n'est
pas seulement un exercice d'histoire,
même si c'est très important, un
exercice de mémoire, mais c'est aussi la
démonstration de nos grandes capacités
navales et de notre aptitude unique au
combat naval.
Je voulais vous dire aussi avant de de
de conclure, même si je j'essaie de pas
être trop longue,
que la mémoire, l'action auprès du monde
combattant n'est pas coupé de ce qu'on
fait dans le monde et de la place qui
joue, le rôle qui joue notre pays.
Il y a de plus en plus de coopérations
qui se développent les mondes
combattants de différents pays en
Europe, mais aussi ailleurs. Je pense au
Liban en vous regardant où nous irons,
j'espère ensemble.
Euh je parlais de l'Ukraine
bien sûr dans la défense de l'Europe
telle que nous devons la renforcer, je
crois qu'il faut se souvenir que le
révisionnisme historique préside
toujours à la guerre. Et c'est ce qui
s'est passé en Russie puisque euh c'est
au moment où euh juste après euh la
dissolution de Mémorial qui documentait
les crimes du stalinisme que le régime
du Kremelin a lancé sa guerre.
Et c'est pas un hasard si quand on veut
réécrire l'histoire au fond on veut
réécrire les frontières.
Donc il faut absolument tracer des ponts
entre ce que vivent les pays qui
aujourd'hui sur le continent européen
connaissent la guerre et ce que nous
avons vécu et notre histoire commune,
celle qui ressemble les Européens libres
qui veulent défendre leur souveraineté
et le droit international.
Une autre référence historique qui je
crois est d'actualité.
Je voudrais citer ce que disait le
général de l'âtre de Tassini en 1951 sur
l'amitié franco-américaine.
Il disait toute sa fierté d'avoir eu
sous ses ordres dans la première armée
plus de 100000 soldats venus des
États-Unis. Il disait la fierté de la
France d'avoir pu contribuer à la
naissance d'une telle nation, d'une si
grande nation.
Il disait que le lien tissé par
l'histoire entre les deux nations
au-delà des gouvernements successifs
était indéfectible. Lorsque je me suis
rendue à Washington, je suis allée au
cimetière Darlington comme beaucoup
d'entre vous, j'imagine pour saluer la
mémoire des combattants de la liberté
américain.
Alors que nous avons célébré et je veux
saluer aussi ceux qui sont ici présents
sous l'égippe Étienne qui a été mon chef
le 80e anniversaire des débarquements du
débarquement et d'ailleurs la même la
médaille que nous allons remettre
remercie largement la mission Libération
qui a fait un travail remarquable. J'ai
une pensée évidemment aujourd'hui en
particulier pour Charles Norman chez cet
infirmier américain amérindien débarqué
sur les plages de Normandie qui avait
choisi notre pays et dont les obsèques
ont été célébrés le mois dernier dans la
cathédrale de Bailleux.
En cette année où nous allons célébrer
avec les 400 ans de la Marine le 250e
anniversaire de la déclaration
d'indépendance des États-Unis le 4
juillet 1776. Je crois que ce que disait
le général de l'âtre de Tassini raisonne
plus fort que jamais.
Il appelait au courage de rester libre
en face des puissances trompeuses. Il
rappelait ce que nous devons tous
rappeler, la liberté de la vérité
qui doit toujours se conquérir et
toujours être défendu. Il concluait son
texte par un appel vibrant. La culture,
disait-il, sonne aujourd'hui comme un
appel aux armes, car elle donne aux
hommes des raisons de vivre, de vivre
libre et par conséquent des raisons et
le devoir de se battre contre la
servitude. Voilà cette leçon sur
l'amitié franco-américaine, la
connaissance de l'histoire, de notre
culture, la transmission de notre
mémoire, le lien entre les générations,
les liens entre l'armée et la nation.
Tout ce qui nous réunit aujourd'hui,
tout ce qui symbolise le lieu où nous
trouvons au Val de Grâce doit nous
donner les clés de lecture du monde
contemporain. Et vous en êtes tous les
acteurs et oseraiis-je dire les
ambassadeurs, les ambassadeurs de ce
patriotisme qui est un grand mot, un mot
qui n'appartient ni à la gauche ni à la
droite, un mot qui appartient à tous, un
mot qui associe tout le monde, qui
n'exclut rien et qui n'exclut personne.
Un mot comme le disait Simo Veille la
philosophe en 1942 qui donne le
sentiment de tendresse poignante pour
une chose belle, précieuse, fragile et
périssable. Votre combat montre qu'il
faut toujours le défendre, qu'il faut
toujours défendre ce pourquoi nos
soldats sont tombés et que le
patriotisme en cette année où nous
allons honorer Mar Block qui va rentrer
au Pantillon est une nécessité vitale
parce que l'esprit de défaite est un
poison mortel et que notre pays est
celui d'une invincible espérance parce
qu'il a toujours au moment où il se
réarme et qu'il sera toujours celui qui
décidera d'être fort pour protéger ce
qui est juste.
et pour défendre évidemment l'ordre
international fondé sur le droit, fondé
sur la paix.
Avec cette espérance qui traverse les
témoignages, les mémoires, l'engagement
de nos soldats, celle qui anime nos
blessés dans leur reconstruction, celle
qui pousse des jeunes femmes, des jeunes
hommes à risquer leur vie encore
aujourd'hui. Car il croi que nous avons
la France en partage et qu'elle mérite
d'être défendue, qu'elle est, comme le
disait le poème, toujours plus belle que
les larmes au nom de cette espérance que
nous continuerons à porter tous ensemble
en 2026. Je voulais vous souhaiter à
toutes et à tous une merveilleuse année.
J'espère à vos côtés.
En tout cas, c'est mon vœux le plus cher
pour l'année qui s'ouvre.
Et bien sûr, je voulais conclure en
disant vive notre liberté, vive la
République et vive la France.
[Applaudissements]
[Applaudissements]
[Musique]
Mesdames et messieurs les
parlementaires, mesdames et messieurs
les élus, monsieur le délégué général de
l'ordre de la libération générale,
monsieur le secrétaire général pour
l'administration, monsieur le chef
d'état-major de l'armée de terre
général, monsieur le chef d'état-major
de la marine nationale amiral, monsieur
le chef d'étatmajor de l'armée de l'air
et de l'espace général,
monsieur le gouverneur militaire de
Paris général, monsieur le directeur
central du service de santé des armées,
général. Mesdames et messieurs les
directrices et directeurs
d'administration centrale. Mesdames et
messieurs les officiers généraux.
Mesdames et messieurs, les représentants
du monde culturel et muséal. Mesdames et
messieurs les représentants du monde
combattant et mémoriel. Officiers,
sous-officiers, militaire du rang. Cher
Harlette Testylet, merci de votre
présence qui nous honore et nous oblige
même si je ne vous vois pas à cause de
la lumière. Euh mesdames et messieurs,
en vos rang grades et qualités, ma chère
Louise,
je suis très heureuse de vous retrouver
euh ici au Val de Grèce sous ces voûtes
magnifiques où raisonnent l'éch de notre
histoire
et de ceux qui l'ont fait, de vous
retrouver pour un moment de paix,
d'amitié,
de calme et de recul dans un monde qui
ne nous le permet pas beaucoup.
dans cet abaye devenue hôpital il y a
230 ans qui abrite désormais le musée du
service de santé des armées ainsi que
l'académie de santé des armées, une
structure d'excellence qui fédère depuis
2024 la veille, la formation, la
recherche et l'innovation de santé. Le
choix de ce lieu s'explique par
l'intrication des traditions de notre
histoire et de l'engagement actuel de la
réflexion sur l'avenir. Je remercie donc
chaleureusement le service de santé des
armées pour son accueil aujourd'hui.
C'est l'occasion pour moi de mettre en
lumière une composante essentielle de
nos armées car on ne le dit jamais
assez. Le service de santé des armées
est un atout stratégique majeur pour
nous. Son implication exemplaire et
constante le montre face au pire.
encore récemment dans la tragédie de
Cran Montana qui nous l'a tous rappelé
et pour le meilleur vous avez su encore
innover pour protéger puisque la France
dispose désormais d'un antidote contre
la Rine première mondiale au croisement
de la biosécurité de la souveraineté de
la recherche privée et de l'action
publique. Je veux saluer toutes celles
et ceux qui au service de santé des
armées à la DGA et dans tout notre
écosystème ont rendu cela possible.
Ce lieu est symbolique aussi parce qu'on
y trouve, vous l'avez vu dans le musée
qui l'abrit, tout ce qui fait au fond le
sens de la mission porté par notre
ministère depuis la Première Guerre
mondiale. Les moulages des gueules
cassées, la chirurgie reconstructrices,
mais aussi déjà les blessures invisibles
du choc des obus et l'œuvre difficile de
réparation. Si vous vous promenez, vous
pourrez voir aussi un wagon hôpital et
c'est brancard.
Et par une concordance des temps de
l'histoire tragique, ce sont les mêmes
types de wagons qui aujourd'hui en
Ukraine évacuent les blessés du front.
Je reviens d'un déplacement en Ukraine
où j'ai signé un moment un mémorandum
d'entente avec la ministre ukrainienne
des anciens combattants pour justement
accompagner
les blessés, partager nos expériences
mais aussi la mise en œuvre d'une
politique mémorielle dans un état
démocratique.
Je compte sur vous pour nous y aider et
je sais combien le monde combattant
s'est engagé dès le début de la guerre
dans la solidarité avec le peuple
ukrainien et je veux ici les en
remercier.
Ce déplacement m'a encore conforté, s'il
le fallait dans la certitude que les
politiques de mémoire, de réparation et
de reconnaissance mené par le ministère
des armées ne sont pas à côté de notre
actualité diplomatique et de la vie du
pays. Elles ne sont pas simplement un
héritage du passé. Elles sont tout
simplement
ce qui nous fait l'incarnation de nos
valeurs de liberté, d'égalité et de
fraternité. ces valeurs auxquelles au
nom desquelles nous nous battons.
Et c'était donc pour moi une mission, un
honneur et une responsabilité immense
d'avoir cette responsabilité du monde
combattant qui s'inscrit dans une
tradition républicaine immense entamée
par Magino et Clémenceau reconnaître et
accompagner nos combattants d'hier et
d'aujourd'hui.
C'est d'ailleurs ce que j'avais voulu
manifester dès mon premier déplacement
en me rendant à l'hôpital Percy avec la
ministre puis sous l'Arc de Triomphe
pour aviver la flamme du soldat inconnu
symbole du soldat de l'idéal qui a
magnifié Clémenceau.
C'est par ces actes que au fond nous
rendons le mieux hommage au monde
combattant en nous engageant dans son
actualité, en nous souvenant de son
passé.
C'est en se souvenant des sacrifices que
nous savons pourquoi nous travaillons
aujourd'hui. Je viens de la diplomatie.
Je voudrais remercier personnellement
puisque c'est un moment de vœu nos chefs
militaires qui m'ont accueilli dans ce
ministère et qui ont considéré que
j'étais certes diplomate mais néanmoins
digne de servir au ministère des armées
et qui ont su m'apprendre. Euh des
valeurs que je n'oublierai jamais,
celles de la loyauté, du rapport à la
vérité, du rapport aux résultats
qui m'ont accompagné dans les 100 jours
de cette prise de fonction et qui
j'espère continuera continueront de
m'accompagner au moment où et je vous
promets de me battre jusqu'au bout, il
nous faut un budget pour les armées.
Avec ce budget, nous pourrons donc
poursuivre en 2026 notre mission dont
évidemment la première est notre
nécessaire mobilisation auprès du monde
combattant.
J'ai maintenant pas complètement mais
presque rencontré les principales
associations du monde combattant que je
remercie beaucoup pour la qualité de nos
échanges. Vous vous montrez infiniment
volontaire.
Vous avez envie et vous avez raison
d'être mieux associé à la vie de nos
forces.
au travail vis-à-vis de notre jeunesse
et bien évidemment à la mise en place du
service national. J'ai entendu à votre
écoute l'attention que nous devions
apporter à la 4e génération du feu et je
vois le réservoir de bonne volonté qui
existe partout dans notre pays pour au
fond réussir cet accompagnement, cette
projection vers l'avenir sans rien
n'oublier de notre passé au contraire du
monde combattant et de ceux qui les
accompagnent tous les jours à Paris et
sur le terrain.
Nous avons beaucoup travaillé d'ors et
déjà dans le cadre du G12. Nouvel
acronyme pour moi après les G7 et les
G20. Groupe qui n'est pas exclusif des
autres associations du du monde
combattant mais qui permet d'avoir un
engagement opérationnel et un suivi de
ce qu'on se dit pour qu'on recommence
pas à chaque fois les mêmes réunions,
surtout quand les ministres se
succèdent. Euh donc nous avons commencé
et puis la la ministre des armées a
participé et je crois que c'était un
signal très important à l'une de ces
réunion et nous en aurons une autre sur
les thèmes que nous avons identifiés
d'ici le mois de février. Ça c'est pour
la méthode. Je voulais juste vous dire
que je m'y tiendrai.
Le deuxième élément c'est bien sûr
l'évolution nécessaire de notre
politique sur l'hommage, la
reconnaissance et la réparation.
L'hommage
bien sûr, nous devons continuer à
honorer la mémoire de tous les morts
pour la France, pour la nation et pour
la République
en transmettant
cette mémoire auprès des jeunes
générations. Je vais pas vous cacher mon
émotion. À chaque fois que je vois un
porte drapeau transmettre son drapeau à
un plus jeune, c'est une des plus belles
choses que j'ai vu et c'est évidemment
ce qu'il faut continuer de faire en
rappelant l'engagement partout où c'est
nécessaire. À chaque fois que c'est
nécessaire, évidemment ce matin, j'étais
au monument d'hommage à vos côtés
général aux morts en opération
extérieure pour rappeler notamment le
sacrifice des 90 militaires français
morts en Afghanistan au côté de nos
alliés.
Évidemment, on voit la triste actualité
de la nécessité de ces hommages. Bien
sûr, pour revenir sur des épisodes
récents également, je pense aux attaques
indignes qui ont pris pour cible les
Arquis et je veux leur dire que nous
irons au bout des promesses qui ont été
faites par le président de la République
en matière de réparation et que la
République tiendra la promesse auxquelle
malheureusement elle a failli par le
passé.
donner toute notre reconnaissance à
celles et ceux qui le méritent, ça passe
aussi par la valorisation de toutes les
formes d'engagement. Je veux saluer à
cet égard évidemment la première
promotion de la médaille de la défense
nationale avec Agraf Mondecbattant.
avancé que nous devons à la conviction
portée par l'un de mes prédécesseurs
Jean-Louis Tierriot que je remercie du
fond du cœur et qui est une
reconnaissance tangible de l'engagement
au service de la cohésion nationale et
du lien armée nation. Je me réjouis de
voir cette nouvelle forme de
reconnaissance prendre vie. On va le
faire tout à l'heure tous ensemble et
honorer celles et ceux qui dans les
associations consacrent leur énergie et
leur travail à la mémoire et à la
solidarité.
réparer aussi.
Il nous faut poursuivre et même
accélérer la mise en œuvre du plan
blessé. Vous avez tous entendu que dans
son discours des vœux, le président de
la République nous a fixé une échéance
au 13 juillet prochain. On a déjà
commencé à travailler sur
l'accélération de ce que nous avons déjà
beaucoup fait, mais qu'il faut porter à
son terme sur l'employabilité, sur la
prise en charge de la blessure
psychique, sur la simplification des
procédures. Je vous saluez aussi toutes
les équipes du SGA qui ont beaucoup
avancé. Je me suis rendu dans de très
nombreuses maisons Athos euh récemment
et je pense qu'il nous faut consolider
ce dispositif général qui est né d'une
idée de l'armée de terre et et que nous
devons rendre pérennes et consolidés. Un
de mes premiers déplacements d'ailleurs
a été à Bordeaux dans une maison à puis
je parlais à l'un des blessés et il m'a
dit cette phrase que je crois
j'oublierai jamais. Il m'a dit "Nous ne
sommes pas d'abord des blessés de
guerre, nous sommes des guerriers
blessés." Et enfin, je je pense que ce
lien préservé avec les armées, comme
l'incarnent les maisons Athos, est
absolument essentiel. dans la politique
de réparation, je m'y suis déjà engagé
mais je le refais devant vous
aujourd'hui. Il y a évidemment le sujet
de la valeur du point de PMI dans un
contexte budgétaire qui n'aura échappé à
personne et qui est difficile.
Néanmoins, j'ai pris des engagements.
Nous débuterons donc dans quelques jours
le travail sur le rapport biannuel qui
nous sera présenté
et j'espère qu'il sera la première étape
de travaux qui nous mèneront à une
revalorisation de la valeur du point. Je
ne veux pas oublier dans cette politique
de la réparation évidemment
l'institution nationale des invalides où
je me rends régulièrement dont nous
venons d'acter la nouvelle revue
stratégique et je compte évidemment sur
l'ensemble des services du ministère des
armées pour appuyer dans les travaux qui
seront à mener le bon fonctionnement
pérenne de cet établissement magnifique.
J'évoque l'Institution nationale des
invalides évidemment première
institution de solidarité nationale dans
notre pays dont l'origine remonte à
Louis XIV. Je n'oublie pas que cette
institution accueille évidemment le
musée de l'armée
et j'en viens à une autre priorité de
l'action pour 2026 qui est évidemment
l'action culturelle au sens large du
ministère des armées dans un moment tout
à fait particulier où il nous faut créer
de plus en plus de passerelles entre le
monde combattant, la défense et la
nation
dans une bataille culturelle générale
mondiale. Parce que quand on parle de
guerre hybride mondialisé, il faut aussi
tenir compte des récits et de la manière
dont on raconte l'histoire.
Dans cette perspective, nos musées et
les musées des armées sont absolument
essentiels. Une des premières actions
que j'ai eu à mener a été de les
protéger. On avait tous en tête ce qui
s'était passé au Louvre. Je voulais
remercier les équipes de direction des
grands musées qui nous ont permis de
faire un état des lieux précis et de
lancer les mesures nécessaires. Je
voulais saluer aussi le
professionnalisme dont ils ont fait
preuve, leur efficacité, leur réactivité
et je voulais vous dire que avec mon
équipe, nous continuerons évidemment à
suivre la mise en œuvre des mesures que
nous avons acté à cette occasion. Ouvrir
nos musées aussi, nos services
d'archives, nos lieux de mémoire qui
s'ouvrent à tout qui doivent s'ouvrir à
tous les publics, à toutes les formes
d'art.
aux industries culturelles et créatives
évidemment à la jeunesse. L'art a
toujours accompagné l'expérience
combattante et je pense que c'est
essentiel de le maintenir évidemment se
tourner vers les jeunes. me souviens de
mon premier déplacement au
Mont-Valérien, de tout ce que j'ai vu
comme inspirant monsieur le délégué
général
à cet endroit-là et de tout ce qu'on
doit raconter au fond aux jeunes
générations pour qu'elles se souviennent
de cet engagement de ceux qui sont
tombés pour nous et des raisons pour
lesquelles ils ont su faire nation,
créer notre unité, défendre nos valeurs
et les porter de la meilleure manière et
de la plus belle manière qu'il soit.
un mot sur le bleu et de France que
beaucoup portent, c'est très bien. Moi
je je l'ai mis aussi et qui a fêté cette
année ses 100 ans. Alors ça a été une
mobilisation exceptionnelle en 2025.
Mobilisation au service de cette petite
fleur simple, universelle mais si
porteuse de sens.
Je félicite tous ceux qui ont mené cette
action avant moi, évidemment ma
prédécesseur et puis tous ceux qui s'y
sont engagés. Bon, j'ai quand même fait
la Star Academy et la et le ravivage de
la flamme avec le 15 de France, mais je
rends hommage à ceux qui l'ont fait
avant. Euh le
le niveau atteint en 2025, on me fait
dire qu'il doit être un niveau de
référence, pas du tout. il faut le
dépasser et il faut aller encore plus
loin l'année prochaine.
Puisque je parlais de centenaire, il y a
la marine qui est encore plus âgée et
qui aura cette année 400 ans.
Je voulais vraiment vous dire amiral
qu'on est très fier de fêter avec vous
cet anniversaire. C'est la toulonaise
qui parle. Je vous prie de m'excuser.
Euh mais enfin euh on est très content
d'accompagner cet anniversaire qui, et
je sais que c'est votre souhait, n'est
pas seulement un exercice d'histoire,
même si c'est très important, un
exercice de mémoire, mais c'est aussi la
démonstration de nos grandes capacités
navales et de notre aptitude unique au
combat naval.
Je voulais vous dire aussi avant de de
de conclure, même si je j'essaie de pas
être trop longue,
que la mémoire, l'action auprès du monde
combattant n'est pas coupé de ce qu'on
fait dans le monde et de la place qui
joue, le rôle qui joue notre pays.
Il y a de plus en plus de coopérations
qui se développent les mondes
combattants de différents pays en
Europe, mais aussi ailleurs. Je pense au
Liban en vous regardant où nous irons,
j'espère ensemble.
Euh je parlais de l'Ukraine
bien sûr dans la défense de l'Europe
telle que nous devons la renforcer, je
crois qu'il faut se souvenir que le
révisionnisme historique préside
toujours à la guerre. Et c'est ce qui
s'est passé en Russie puisque euh c'est
au moment où euh juste après euh la
dissolution de Mémorial qui documentait
les crimes du stalinisme que le régime
du Kremelin a lancé sa guerre.
Et c'est pas un hasard si quand on veut
réécrire l'histoire au fond on veut
réécrire les frontières.
Donc il faut absolument tracer des ponts
entre ce que vivent les pays qui
aujourd'hui sur le continent européen
connaissent la guerre et ce que nous
avons vécu et notre histoire commune,
celle qui ressemble les Européens libres
qui veulent défendre leur souveraineté
et le droit international.
Une autre référence historique qui je
crois est d'actualité.
Je voudrais citer ce que disait le
général de l'âtre de Tassini en 1951 sur
l'amitié franco-américaine.
Il disait toute sa fierté d'avoir eu
sous ses ordres dans la première armée
plus de 100000 soldats venus des
États-Unis. Il disait la fierté de la
France d'avoir pu contribuer à la
naissance d'une telle nation, d'une si
grande nation.
Il disait que le lien tissé par
l'histoire entre les deux nations
au-delà des gouvernements successifs
était indéfectible. Lorsque je me suis
rendue à Washington, je suis allée au
cimetière Darlington comme beaucoup
d'entre vous, j'imagine pour saluer la
mémoire des combattants de la liberté
américain.
Alors que nous avons célébré et je veux
saluer aussi ceux qui sont ici présents
sous l'égippe Étienne qui a été mon chef
le 80e anniversaire des débarquements du
débarquement et d'ailleurs la même la
médaille que nous allons remettre
remercie largement la mission Libération
qui a fait un travail remarquable. J'ai
une pensée évidemment aujourd'hui en
particulier pour Charles Norman chez cet
infirmier américain amérindien débarqué
sur les plages de Normandie qui avait
choisi notre pays et dont les obsèques
ont été célébrés le mois dernier dans la
cathédrale de Bailleux.
En cette année où nous allons célébrer
avec les 400 ans de la Marine le 250e
anniversaire de la déclaration
d'indépendance des États-Unis le 4
juillet 1776. Je crois que ce que disait
le général de l'âtre de Tassini raisonne
plus fort que jamais.
Il appelait au courage de rester libre
en face des puissances trompeuses. Il
rappelait ce que nous devons tous
rappeler, la liberté de la vérité
qui doit toujours se conquérir et
toujours être défendu. Il concluait son
texte par un appel vibrant. La culture,
disait-il, sonne aujourd'hui comme un
appel aux armes, car elle donne aux
hommes des raisons de vivre, de vivre
libre et par conséquent des raisons et
le devoir de se battre contre la
servitude. Voilà cette leçon sur
l'amitié franco-américaine, la
connaissance de l'histoire, de notre
culture, la transmission de notre
mémoire, le lien entre les générations,
les liens entre l'armée et la nation.
Tout ce qui nous réunit aujourd'hui,
tout ce qui symbolise le lieu où nous
trouvons au Val de Grâce doit nous
donner les clés de lecture du monde
contemporain. Et vous en êtes tous les
acteurs et oseraiis-je dire les
ambassadeurs, les ambassadeurs de ce
patriotisme qui est un grand mot, un mot
qui n'appartient ni à la gauche ni à la
droite, un mot qui appartient à tous, un
mot qui associe tout le monde, qui
n'exclut rien et qui n'exclut personne.
Un mot comme le disait Simo Veille la
philosophe en 1942 qui donne le
sentiment de tendresse poignante pour
une chose belle, précieuse, fragile et
périssable. Votre combat montre qu'il
faut toujours le défendre, qu'il faut
toujours défendre ce pourquoi nos
soldats sont tombés et que le
patriotisme en cette année où nous
allons honorer Mar Block qui va rentrer
au Pantillon est une nécessité vitale
parce que l'esprit de défaite est un
poison mortel et que notre pays est
celui d'une invincible espérance parce
qu'il a toujours au moment où il se
réarme et qu'il sera toujours celui qui
décidera d'être fort pour protéger ce
qui est juste.
et pour défendre évidemment l'ordre
international fondé sur le droit, fondé
sur la paix.
Avec cette espérance qui traverse les
témoignages, les mémoires, l'engagement
de nos soldats, celle qui anime nos
blessés dans leur reconstruction, celle
qui pousse des jeunes femmes, des jeunes
hommes à risquer leur vie encore
aujourd'hui. Car il croi que nous avons
la France en partage et qu'elle mérite
d'être défendue, qu'elle est, comme le
disait le poème, toujours plus belle que
les larmes au nom de cette espérance que
nous continuerons à porter tous ensemble
en 2026. Je voulais vous souhaiter à
toutes et à tous une merveilleuse année.
J'espère à vos côtés.
Transcription en français, générée automatiquement